Le Shorinji Kempo est un art martial japonais de self-défense. Il fait partie des neufs écoles modernes d’arts martiaux (*) formant au Japon le Conseil des Arts martiaux Japonais, au Nippon Budokan.

Par des apprentissages riches et variés, et par une réflexion sur le sens de la pratique, le Shorinji Kempo apporte une réelle capacité à la self-défense, ainsi qu’une plus grande confiance en soi et une amélioration notable de la condition physique.

La priorité en Shorinji Kempo est mise sur le travail à deux : respect des partenaires d’entraînement, pratique en confiance, les Kenshis du Shorinji Kempo progressent aussi bien grâce à leurs efforts dans leur pratique personnelle, que grâce à la pratique des autres Kenshis avec lesquels ils s’entraînent.

Lamotte-Beuvron Shorinji-Kempo
Senseï Hiroshi AOSAKA démontrant une technique de Juho

La technique :

Le Shorinji Kempo est le résultat d’une compilation réalisée par son fondateur SO Doshin de différents styles de boxes chinoises du monastère de Shaolin (en chinois : shaolin-si-quanfa = shorin-ji-kempo en japonais, qui s’écrit évidemment avec les mêmes caractères dans ces deux langues : 少林寺拳法) et d’écoles anciennes de jujutsu (柔術) japonais, avec notamment le Hakko Ryu Jujutsu (八光流柔術), une école issue du Daïto Ryu Aïkijujutsu (大東流合気柔術) dont descendent également l’Aïkido (合気道) moderne de Morihei UESHIBA et l’école martiale coréenne du Hapkido (합기도 ou 合氣道) de CHOI Yong-sul. SO Doshin a également pratiqué la boxe anglaise, que l’on peut aussi retrouver dans la forme particulière de certaines postures, techniques et enchaînements du Shorinji Kempo.

Le Shorinji Kempo comprend des techniques dures, le Goho (剛法), c’est-à-dire les coups de pieds et de poings, les esquives et les parades, et des techniques souples, le Juho (柔法) que sont les dégagements de saisies, les clés articulaires, les projections et les immobilisations.

A cela s’ajoutent des techniques de relaxation Zazen (座禅) et de remise en forme, le Seïho (整法), qui font du Shorinji Kempo un art martial authentique, véritable voie de développement personnel.

Participation de l’équipe de démonstration de la Fédération Française de Shorinji Kempo au festival international des arts martiaux de Nice en juin 2017 :

Le fondateur SO Doshin (宗道臣 1911-1980) :

Shorinji Kempo C’est en 1947 que le fondateur SO Doshin, après avoir étudié les arts martiaux au Japon et en Chine pendant une trentaine d’années, crée le Shorinji Kempo dans la ville de Tadotsu, sur l’île de Shikoku au Japon.

Son objectif, à la fin de la seconde guerre mondiale et après la défaite japonaise, a été de redonner confiance en eux aux Japonais en faisant passer, grâce à son art martial, des valeurs universelles telles que la confiance en soi et la coopération entre les gens, l’amitié entre les pratiquants et le respect de tous.

De nos jours, ces valeurs sont toujours celles du Shorinji Kempo.

Le Shorinji Kempo à Lamotte-Beuvron :

Le Shorinji Kempo est arrivé en France en 1972, il est pratiqué en région Centre-Val-de-Loire depuis 1979.

Le dojo de Shorinji Kempo de Lamotte-Beuvron a ouvert ses portes en septembre 2011, et c’est pour le moment le seul dojo en Loir-et-Cher où est enseignée notre discipline.

sensei aosaka hiroshi L.B.S.K. fait partie de la Fédération Française de Shorinji Kempo, dirigée par Senseï AOSAKA Hiroshi (青坂寛) – 9ème dan Daïhanshi, affiliée à la « World Shorinji Kempo Organization » (W.S.K.O.), basée au Japon.

Les entraînements de L.B.S.K. sont assurés par Laurent LEGUAY 4ème dan Seïkenshi France et Japon, titulaire du D.E.J.E.P.S..

Japan_Expo_Paris_2016_photo02Laurent LEGUAY a été professeur de Shorinji Kempo à Orléans pendant 15 ans, d’abord à l’U.S.O. Kempo de 1997 à 2004, puis au C.S.K.O. de 2005 à 2012, et de 2010 à 2013 au sein du D.A.P.S.E. de l’U.F.R. de S.T.A.P.S. de l’université d’Orléans.