布施行

Tous les samedis matins au Chesnay près de Versailles, le Directeur Technique National de la Fédération Française de Shorinji Kempo, Senseï Hiroshi AOSAKA 8ème dan Daïhanshi dirige un entraînement destiné aux enseignants de notre fédération.

Cette session de Shorinji Kempo où viennent pratiquer les professeurs et les assistants de la plupart des dojos de la région parisienne, ainsi que des pratiquants Yudanshas des clubs de RP ou même des Kyukenshis préparant leur ceinture noire, permet au professeur de province que je suis de m’entraîner régulièrement avec des Kenshis de mon niveau ainsi qu’avec des experts, sous la direction de Senseï AOSAKA.

Il s’agit d’un entraînement classique, composé des différents ateliers traditionnels dirigés tout au long de la session faisant parties d’un cours de Shorinji Kempo, permettant aux enseignants présents de se familiariser avec la pédagogie de Senseï AOSAKA et ses méthodes d’entraînements, en plus de bénéficier de sa grande expertise technique.

Un des moments clés de son enseignement est le Gakka : un enseignement oral philosophique durant lequel Senseï AOSAKA explicite une notion choisie du Kongo Zen, la philosophie du Shorinji Kempo.

Ce samedi 22 octobre 2016, le thème de l’enseignement d’AOSAKA Senseï était Fusegyo : 布施行.

A plusieurs reprises lors de stages ou d’entraînements j’ai déjà pu écouter des explications sur cette notion de la philosophie de notre art martial.

On retrouve le terme gyo () dans un certain nombre de notions du Shorinji Kempo : chinkongyo, seitaigyo… Il est traduit par discipline, ou ascèse. On dit du Shorinji Kempo qu’il est un gyo, c’est à dire une discipline ascétique car en pratiquant le Shorinji Kempo on travaille sur soi, dans le but de se développer tant physiquement que mentalement.

Utilisé avec fuse (布施), traduit ici par propager, gyo devient aider. Il s’agit d’une notion de don : donner pour participer à quelque-chose. Dans le Shorinji Kempo fusegyo exprime la nécessité dans une situation donnée de faire ce qu’il faut pour que les choses puissent être réalisées. En donnant de son temps, en apportant des connaissances ou des savoirs-faire, ou bien encore des moyens matériels.

C’est grâce à la participation active de tous les membres du Shorinji Kempo, chacun en fonction de ses possibilités, de ses capacités et de ses moyens, que notre fédération se développe et grandit.

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